La préhistoire d’une aventure

Il était une fois...

Une idée me tarabuste et me voilà embarqué dans l’aventure de l’écriture. 

De la campagne de jeux de rôles (bien souvent jamais jouée) à la nouvelle, de débuts de roman, en passant par les cahiers d’idées à développer, je suis responsable à mon niveau de la déforestation galopante. 

Années après années, la pile augmente et finit par remplir plusieurs cartons. Mais toujours pas de premier roman satisfaisant à proposer aux maisons d’édition !

Je me suis posé la question de savoir si je le faisais pour uniquement accumuler du bordel.

Ah non, j’oublie cette magnifique maison d’édition qui cherchait des nouveaux écrivains. Il suffisait de lui adresser un manuscrit. Elle garantissait une réponse.

Cela devait être forcément sérieux pour aller dans leur quête de talents jusqu’à financer des encarts dans un hebdo national ! J’envoyais une sélection de sketchs. Fébrile car un auteur se résume t’il à un seul style ? J’aurais pu choisir une tentative de polar mais j’étais joueur.

Comprenez ma joie innocente quand elle me proposa de m’éditer. Mon manuscrit avait passé l’épreuve de leur comité de lecture. Le courrier était flatteur. Elle voulait publier mon livre et me mettre rapidement en mode dédicace en librairies et les salons du livre à venir. J’ai dû flotter dans mes chaussures, j’avoue. 

La fin du courrier, hélas, m’enleva toute illusion. Pour faire éditer mon livre, j’avais un contrat à leur renvoyer . Ce serait à compte d’auteurs. J’en découvrais toute la subtilité. Rien à voir avec le compte d’éditeur ! Finalement mes textes ne devaient pas être si bons que je le croyais…

J’aurais donc à charge de financer l’impression (chez eux), d’en assumer le stockage chez moi. Un investissement modique de 2 500 € – pour un partenariat sérieux d’après eux – me donnant accès à leur réseau… J’ai laissé tomber la citrouille qui sentait mauvais malgré ses relances…

Réaliser autrement ses rêves

Déçu, je suis retourné à l’écriture en me disant que je ferais autrement (voir mon article). Les souvenirs des montagnes de courrier en retard de Gaston Lagaff me revenait en tête. Au pire, j’avais de quoi me chauffer quelques rudes soirées d’hiver…

Néanmoins, cette idée de publier à compte d’auteur m’amena à réfléchir sérieusement à l’auto-édition. C’était décidé : j’allais publier mon premier roman. Cela devait-il impliquer de devenir éditeur ? En format papier, format numérique ou les deux ? Amazon ? Local ? Graphiste ? S’entourer, porter seul le roman ? Viser la rentrée littéraire ou les périodes creuses ?…

Les questions s’entassaient comme le reste. J’adoptais le repli. Je n’étais pas prêt. Je verrais plus tard, j’avais des histoires à terminer avant…

  

 

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