Qu’est-ce que le Karma ?

Pistes et petits rappels

Qu’est-ce que le karma ?

La définition courante consiste à expliquer le karma comme la loi de causalité. C’est court. Beaucoup s’en contentent.

Bien évidemment, elle implique la réincarnation. L’Homme souffrirait dans sa vie actuelle d’un effet boomerang de ses mauvaises actions perpétrées dans la vie précédente, ou au contraire, bénéficierait des fruits, des bonnes.

Lors de mon voyage en Inde, j’ai souvent pu mesurer que si mes interlocuteurs prenaient le karma au sérieux, en s’expliquant ainsi les malheurs d’autrui, leurs réflexions s’arrêtaient là.

Le but du karma

Le karma apparaît comme le chemin existentiel que l’âme s’aménage pour elle-même. Il est, sans cesse, en évolution. Chaque action résolvant des dettes ou des créances Karmiques. (Attention donc à ne pas dire trop de mal de cet article).

Le karma est donc composé de micro événements (à l’échelle de la vie cosmique) permettant aux âmes d’évoluer vers la perfection divine. Tel est le but.

Par la vie, l’homme expérimente, rembourse, engrange. Par la mort, il décante, comprend (ses erreurs) et prépare son prochain passage pour combler ses lacunes. La mort est donc une halte avant de reprendre la route. Mais est-ce tout ?

Le karma concernerait-t-il uniquement la vie terrestre ?

S’il est aisé d’envisager le karma pour la vie terrestre, il est plus difficile de réfléchir sur son action dans la mort.

L’au-delà est présenté, dans de nombreuses religions ou civilisations, comme le lieu où l’âme doit rendre des comptes. Ainsi selon la coloration de son âme, le paradis (cour des dieux, Walhalla…) vous est accessible, ou c’est l’enfer qui vous attend…

Le karma, et sa résultante la réincarnation, cependant ne contredisent en rien cette polarité. Il les met en perspective. Ils sont tout simplement des destinations finales.

Au cours du 19et 20e siècle, de nombreuses recherches ont été faites la mort. La Bible, et les textes sacrés issus de toutes les traditions, ont été épluchés avec soin. Ces investigations ont donné lieu à de nombreuses spéculations, polémiques et débats passionnés.

D’autant que savants et occultistes ont regroupés des témoignages (issus de l’au-delà) ou tentés par eux-mêmes d’en explorer les rivages.

S’il était, par le passé, admissible que les masses soient instruites par des images fortes et simplifiées (paradis et enfer), beaucoup revendiquèrent une liberté de chercher des réponses moins manichéennes. Après tout, on sortait du siècle des lumières. On avait tenté d’éclairer ces méandres obscurs…

Qu’en disent les morts ?

Parler avec un indien du karma, il ne l’envisagera que pour la vie terrestre. Parler avec un croyant, des témoignages issus de la mort, il ne verra que des âmes bloquées au purgatoire puisqu’il rejette l’idée même de la réincarnation. La mort est un lieu de transit sans retour sur Terre.

Il y a débat (souvent âpre) depuis le concile de Constantinople (10e siècle de mémoire) proclamant qu’un tel aspect n’est plus à aborder faute de paroles explicites du Christ. Même si certains trouvent, dans les Évangiles, des pistes à réflexion par les sous-entendus du Messie. La question fut tranchée en la défaveur de la réincarnation. Circulez, il n’y a rien à voir !

Or, les témoignages et visions de ceux qui osèrent remettre le pain sur la planche depuis 200 ans, relance toute l’affaire chez celui qui n’a pas de tabous.

Si les morts témoignent de leur souffrance générée par leurs mauvaises actions passées, leur souci de gagner le paradis, il apparaît que leurs quotidiens sont bien différents. Le karma leur réservant des possibilités (ou non) d’accès à des lieux, des fréquentations. Le karma apparait alors toujours en action, aussi bien, dans la vie que dans la mort. Il est l’élan que l’on se crée pour permettre à son âme de se rapprocher toujours plus de cette destination finale tant désirée (paradis ou enfer).

La vie terrestre (et là tout le monde semble d’accord) étant le seul lieu, où par la matière, l’âme grandit.

Sauf, que si l’homme veut pouvoir profiter à sa prochaine halte de davantage de possibilités, il lui faut faire amende honorable. Il devra prouver dans sa vie future, une capacité à dépasser ses propres travers. Il faut montrer pattes blanches pour pouvoir jouir de l’auberge et de toutes ses prestations ! N’est pas VIP qui veut !

Le karma apparaît donc comme une route où l’on se soulage de ses poids. Dans un sens, vie après vie, il devient plus facile. Ainsi le voyageur se débarrasse de ses gros bagages rendus inutiles. Il a amené tout le contenu de sa maison et comprend, au fil des épreuves, que certains objets sont inutiles. Adieu canapé, radiateur et autres encombrants !

Cela est pour le côté rassurant du karma. Si l’on garde la même image en tête, il est aisé de comprendre qu’il sera, même soulagé de tout le superflu, plus âpre et difficile de laisser derrière soi son bâton de marche, ses chaussures, ses vêtements et ses effets personnels qui nous rattachent à une histoire, une personnalité. La chaine avec la moitié de cœur autour du cou ou la montre Rolex… n’empêcheront pas l’effort de la marche… mais la vision de la ligne d’arrivée.

Le but ultime du karma est donc de parvenir complètement nu devant Dieu pour profiter de son accueil cordial. C’est plus qu’une route, c’est aussi une façon de voyager.

Cela donne le vertige, pas vrai ?

J’espère que ce petit article vous aura quelque peu éclairé sur les enjeux du karma. Il reste méconnu ou mal compris de beaucoup. Ce qui me motive à en parler au travers ce blog.

Ce texte est certainement perfectible. C’est un préambule. J’essayerais de ne pas toujours être sérieux car le rire est le meilleur des baumes. Surtout pour les voyageurs fatigués que nous sommes.

N’hésitez donc pas à m’écrire pour réagir. Comptez sur moi pour en poursuivre l’exploration.

En avant marche ! Un, deux, un deux…

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