La naissance : fatalité ou acte héroïque ?

La naissance : fatalité ou acte héroïque ?

Sans revenir aux bases posées dans mes articles précédents (https://vincent-mazzocchi.com/quest-ce-que-le-karma/) et pour continuer d’avancer dans notre exploration, il nous faut aborder notre arrivée dans ce monde.

Ainsi la naissance dans un lieu (pays), époque, sexe et famille est bien un défi proposé à notre âme pour trouver sur son chemin de vie, les épreuves à même de l’améliorer.

Si ce monde était parfait–c’est-à-dire un monde accompli où les âmes n’auraient pas à se parfaire–la charité serait la règle. Il n’y aurait ni misère matérielle, ni richesse démesurée. Or, force est de constater, que tel n’est pas le cas.

C’est frustrant certes, mais ceci nous dévoile simplement qu’il y a encore du chemin à faire individuellement. Ce n’est que quand, chacun aura fait cette part, que la dimension du collectif pourra avoir sa pleine et légitime dimension.

Bien entendu, il est aisé de reconnaître que chacun d’entre nous aurait préféré naître dans des conditions matérielles d’abondance.

La question qui découlerait d’un tel postulat, serait de savoir si l’âme serait alors capable d’effectuer un effort pour s’améliorer.

Non pas que la pauvreté soit la condition obligatoire pour arpenter le chemin du Saint (sanctification de l’âme ou perfection) mais il est facile de constater qu’une certaine aisance conduit bien souvent à la « paresse ».

Une autosuffisance à jouir du matériel couplé parfois d’un vice à chercher toujours à augmenter davantage ses possessions.

Adolescent, je me disais qu’avec de tels niveaux de salaires, certains sportifs auraient pu se contenter de faire une saison de compétition. En une vie de labeur, la plupart d’entre nous n’arrivant même pas à gagner de telles sommes !

Vous me direz que l’argent n’est pas le seul carburant les motivants. L’exploit, le génie individuel qui doit s’exprimer, le besoin de notoriété expliquent pour beaucoup, cette nécessité de perdurer. C’est vrai.

L’homme a besoin d’explorer qui il est, de croire en lui, avant de se tourner vers les autres.

De nombreux sportifs, acteurs, chanteurs mettent à profit leur notoriété pour des causes ou des nécessiteux. Ceci est très louable et digne, des principes d’améliorations du karma, de savoir se mettre au service de l’humanité pour en retour avancer soi-même.

Tout ceci pour vous dire que rien n’excuse la pauvreté ! Nous devrions prendre soin des autres et être reconnaissant de vivre une expérience de vie ensemble.

Tout le monde peut constater que certains naissent dans des conditions matérielles difficiles, extrêmes contrairement à d’autres.

Ceci existe depuis des millénaires et nous n’avons pas encore beaucoup progressé à ce sujet.

Certains naissent également avec des maladies, handicaps…

Pourquoi toutes ces différences ? Comment expliquer par ailleurs le génie ? Ceux qui pensent que l’éducation est la source de celui-ci font fausse route !

L’étude du karma–loi décrite dans la mythologie, les témoignages de la mystique– a des réponses surprenantes pour ne pas dire dérangeantes.

Ainsi l’homme riche qui, au cours de sa vie, n’a cultivé que l’égoïsme, a de grandes chances de naître à son tour pauvre dans la suivante. C’est la loi karmique qui veut que ce que l’on n’a pas voulu voir et s’engager à transformer l’imperfection, sera vécu pour en comprendre toutes la souffrance. D’autant plus, si l’on a été sollicité pour aider et que nous avons refusé de le faire.

Cela ne veut pas dire que l’on doit se dépouiller de tout.

Juste donner du sens à son argent au lieu de spéculer en bourse, par exemple. Et surtout garder sa porte ouverte pour être un secours pour celui qui le demanderait.

Être pauvre, malchanceux aux yeux des autres et bien souvent la résultante d’une ancienne vie mal gérée, tourné vers un égoïsme déraisonnable.

À une exception cependant, celle des engagés volontaires. Car certaines âmes, très avancées, reviennent et sachant que vous ne pourriez supporter l’épreuve sans vous perdre davantage, choisissent de se substituer à vous.

Il n’y a surtout pas à se culpabiliser d’être dans l’aisance. Ce n’est pas mon propos. En revanche, il faut s’astreindre à bien mesurer cette chance de pouvoir agir au-delà de soi et des limites de l’égoïsme. Il y a eu des rois méprisables mais aussi de très grands tournés vers leur peuple.

Je le disais, les lois du karma sont profondes et rudes, pour celles et ceux, qui souhaitent les appréhender.

Être un bourreau des cœurs fera passer par une vie d’abandon sentimental. Une vie de narcissisme et de rejet des malades, donnera une réincarnation dans la souffrance d’un corps disgracieux.

Vous me direz « Oui, mais certaines familles ont des génétiques augmentant fortement ces risques ». Certes. C’est justement pour cela que certains y naissent.

Ceux qui haïssent un peuple, une couleur de peau ont ainsi la quasi-certitude d’y tracer leur prochaine destinée.

L’étude du karma nous apprend que notre future vie n’est pas un choix que l’âme peut faire.

Je l’ai dit plus haut, nous nous contenterions de menus ajustements en choisissant une vie facile. L’incarnation est proposée, avec les épreuves qui la jalonneront, par les hiérarchies spirituelles ou les dieux. Elle est en quelque sorte subie, mais c’est néanmoins un défi relevé.

Voilà, j’attends vos réactions. Bien entendu, j’ai été très vite à déblayer un aussi vaste sujet mais j’ai peur que déjà cet article vous semble long.

Je reviens néanmoins, en conclusion, sur le titre de cette rubrique. Oui, il me semble indéniable que la naissance est, bel et bien, un acte d’héroïsme.

Car elle reste l’expression d’une volonté de s’améliorer. Ce qui veut dire une capacité à voir ses propres carences et une humilité à plonger dans la matière.

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