La vigilance au Karma

La vigilance au Karma

La vigilance au karma

La mystique et la religion conseillent à chacun, à son réveil, de prendre la résolution de s’engager volontairement tout au long de la journée à batailler contre le laisser aller de conscience et, de faire le point, en fin de journée sur ce qu’il a raté. Il faudrait s’énumérer les épreuves non encore dépassées pour mieux s’armer pour le lendemain et ne pas s’éblouir sur ses réussites sous peine de sombrer dans l’orgueil.

Cette volonté à développer en nous et à renouveler chaque jour, a pour ambition de nous amener à la vigilance face au karma. Une forme de disciple de militaire ou de sportif pour être plus « performant » à l’avenir.

L’homme doit conduire sa propre barque à bon port au lieu de se laisser ballotter par les flots et courants tumultueuses de la vie. Il lui faut donc s’armer.

Résister à la tentation, aux mauvaises habitudes devient alors, de jour en jour, plus facile. Celui qui l’a expérimenté le constate à coup sûr. Il s’aperçoit aussi, la nature ayant horreur du vide, que de nouveaux champs d’expérimentation s’offrent alors à lui, ce qui le soulage de beaucoup de tentations, de revenir en arrière.

S’il le fait, le choc sera encore plus violent. Il marquera l’esprit définitivement des conséquences en lien avec les actes et ne le laissera plus s’abandonner à la divagation d’un étrange hasard.

Si le ciel ne lui tombe pas sur la tête, l’observateur bien que renouant avec ses penchants, s’aperçoit qu’ils sont vécus sous un angle différent.

Ce sont les motivations les plus profondes alors qui remontent à la surface et qui permettent à l’homme de s’interroger plus sérieusement sur qui il est vraiment.

La discipline de la vigilance offre à chacun la possibilité de maîtrise de ses émotions, pensées avant les actes. Parfois pour en triompher ou de les voir jaillir en lui, en apprendre les artifices, pour à un moment parvenir à les vaincre. Elles ne sont plus en lien avec celui qu’il aspire être. Et ce sable, une fois balayé découvre le rocher pour que son pieds lui donne un élan ferme pour poursuivre sa marche.

L’homme se sent toujours plus libre, aussi paradoxal que cela paraisse, à se discipliner. Souvent on croit naïvement que de se laisser aller à toutes les pensées est le paroxysme de la liberté. Il n’en est rien.

C’est même le contraire car l’on peut percevoir que c’est le corps qui résonne et s’impose et non l’esprit.

Cette fausse liberté conduit à la paresse et l’orgueil. Le comprendre est déjà presque un acte « héroïque ». La vigilance face au karma est une clé de liberté.

Sans doute que cet article est trop succinct à exprimer cette belle perspective. N’hésitez pas à me solliciter pour que j’y revienne.

En attendant, gardons en mémoire l’envie de bien faire et de ne plus être les jouets d’un destin facétieux.

C’est sans doute la plus belle illustration de l’adage : « aides-toi et le ciel t’aidera ».

Je vous remercie.

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